Flandre · 265 000 habitants

Agence IA à Gand

Watizi construit pour les entreprises gantoises des agents IA formés sur leur métier. Gand associe un port intérieur, une biotechnologie née de son université et une industrie automobile, un mélange qui produit surtout des PME techniques exportatrices.

Le tissu économique

  • Biotechnologies et sciences du vivant
  • Port intérieur et industrie
  • Recherche et enseignement supérieur

Gand doit sa biotechnologie à cinquante ans de recherche universitaire et son industrie au canal qui la relie à la mer du Nord. Les entreprises y sont souvent très techniques et très exportatrices, ce qui déplace la douleur : ce n'est pas le volume de demandes qui pèse, c'est leur complexité et le nombre de langues dans lesquelles elles arrivent.

Le studio travaille à distance depuis la France. Les projets gantois demandent plus de temps de spécification que de conviction : les interlocuteurs y sont scientifiques avant d'être commerciaux.

Des interlocuteurs scientifiques avant d'être commerciaux

Gand a un profil rare : cinquante ans de recherche universitaire ont produit un tissu où les décideurs d'entreprise sont souvent des scientifiques de formation. Cela change le déroulement d'un projet. La phase de conviction est courte, parce qu'on n'attend ni pédagogie ni promesse. La phase de spécification est longue, parce que les questions portent sur les limites du système et non sur ses capacités.

Ces questions sont celles qu'on aimerait entendre plus souvent : sur quoi le modèle a-t-il été entraîné, comment se comporte-t-il hors de son domaine, comment mesure-t-on la dérive dans le temps, que se passe-t-il quand il ne sait pas. Un prestataire qui répond commercialement se disqualifie. Un prestataire qui répond « on ne sait pas, voici comment on le mesurera » garde la salle.

Le second trait est linguistique, et il est le même qu'à Anvers : le néerlandais et l'anglais priment, le français n'est pas la langue de travail. Les livrables se conçoivent donc dans ces langues dès le départ, et le suivi du projet se tient en anglais. C'est une limite qu'il vaut mieux poser d'emblée.

Le troisième est l'exportation. Les entreprises gantoises vendent hors de Belgique très tôt dans leur histoire, ce qui multiplie les documents réglementaires et les référentiels à respecter.

Par quoi commencent les entreprises de Gand

La revue de littérature et de documentation scientifique

Publications, rapports d'essai, notes internes, presque toujours en anglais. L'agent retrouve, rapproche et cite le passage exact. Sur des contenus à notation dense, il signale explicitement ce qu'il n'est pas certain d'interpréter au lieu de produire un résumé confiant. Cette réserve se construit, elle ne se demande pas au modèle.

La mesure de la dérive dans le temps

On installe dès le départ un jeu de cas de contrôle et une mesure périodique, pour vérifier que la qualité des réponses ne se dégrade pas. C'est un chantier que peu de clients réclament et que des interlocuteurs scientifiques exigent à juste titre : sans lui, personne ne sait si l'agent est encore fiable six mois plus tard.

Le suivi des exigences réglementaires à l'export

Vendre hors de Belgique multiplie les référentiels à respecter et les documents à produire. L'agent identifie les exigences applicables au marché visé, retrouve ce qui a déjà été traité pour une exigence équivalente et isole ce qui n'a aucun antécédent. Il prépare, il ne certifie rien.

Ce qui fait échouer un projet IA à Gand

Le premier obstacle est de répondre commercialement à une question technique. « Comment se comporte le modèle hors de son domaine » appelle une réponse honnête, y compris l'aveu qu'on ne sait pas et la façon dont on le mesurera. Un argument de vente à cet endroit ferme définitivement la porte auprès d'interlocuteurs de ce profil.

Le deuxième est linguistique. Le néerlandais et l'anglais se cadrent au démarrage, et le suivi du projet se tient en anglais. Si votre organisation exige un interlocuteur néerlandophone au quotidien, le studio n'est pas le bon choix, et il vaut mieux le poser d'emblée que de le découvrir au troisième mois.

Le troisième est le risque propre à ce type de tissu : la spécification qui s'étire. Des interlocuteurs compétents peuvent entraîner un projet vers des raffinements sans effet sur le résultat. On fixe donc la date de mise en production dès la première réunion et on ramène chaque question ouverte à son incidence sur cette date.

Aucun client gantois publiable à ce jour, et le suivi de projet se tient en anglais et non en néerlandais. Le cas le plus proche est un acteur accompagné en France, sur la même mécanique de revue documentaire scientifique avec citation du passage exact.

Les questions que posent les entreprises de Gand

Sur quoi le modèle a-t-il été entraîné et comment se comporte-t-il hors domaine ?

Mal hors domaine, comme tous, et la réponse honnête est qu'on le mesure plutôt qu'on ne le promet. On installe un jeu de cas de contrôle dès le départ, y compris des cas volontairement hors domaine. Ce qui compte n'est pas que l'agent sache tout, c'est qu'il signale quand il ne sait pas.

Comment détecte-t-on une dérive dans le temps ?

Comme vous mesureriez la reproductibilité d'un protocole : un jeu de cas figé, rejoué à intervalle régulier, et un écart qu'on regarde. Sans cela, la confiance dans l'agent s'érode sur des impressions et l'usage s'arrête un jour sans que personne sache dire à partir de quand il n'était plus fiable.

Travaillez-vous en néerlandais ?

Les livrables de l'agent se conçoivent en néerlandais et en anglais dès le départ. Le suivi du projet avec le studio se tient en anglais. Si votre organisation exige un interlocuteur néerlandophone au quotidien, c'est une limite réelle et il vaut mieux la poser d'emblée.

Nos documents contiennent des notations scientifiques.

Vous verrez le problème avant nous : un agent qui traite une notation dense comme du texte ordinaire produit un résumé faux avec assurance. Sur un corpus scientifique, c'est pire que pas de résumé du tout, parce que l'erreur se propage sans signal. On construit donc l'aveu d'incertitude dans l'agent plutôt que de l'espérer du modèle.

Pourquoi la spécification prend-elle plus de temps ici ?

Parce que les questions sont meilleures : elles portent sur les limites et pas sur les capacités. Le risque est qu'elle s'étire. On fixe donc la date de mise en production dès la première réunion et on ramène chaque question ouverte à son incidence sur cette date.

Nous exportons beaucoup, est-ce un sujet ?

C'est un chantier à part entière : vendre hors de Belgique multiplie les référentiels et les documents à produire. L'agent identifie les exigences applicables au marché visé et retrouve ce qui a déjà été traité pour une exigence équivalente. Il prépare, il ne certifie rien.

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