Fiche métier · PME industrielles et sous-traitants
Vos impayés dorment pendant que l'atelier tourne
Les retards de paiement privent les TPE et PME françaises de 15 milliards d'euros de trésorerie. Subir un retard augmente de 25 % le risque de défaillance de l'entreprise qui l'encaisse, et de 42 % au-delà de soixante jours. La relance, elle, se fait toujours à la main quand quelqu'un y pense.
Chiffres de la Banque de France et de l'Observatoire des délais de paiement, exercice 2024. Retard moyen constaté par Altares au premier semestre 2025 : 14,1 jours.
Ce que le retard immobilise, selon votre chiffre d'affaires
Un impayé n'est pas une perte, c'est un décalage. Chaque jour de retard est un jour de trésorerie que vous financez, à un taux que vous n'avez pas choisi.
PME à 3 M€ de chiffre d'affaires
14 jours de retard moyen
115 000 €
perdus par an
PME à 10 M€ de chiffre d'affaires
14 jours de retard moyen
384 000 €
perdus par an
ETI à 25 M€ de chiffre d'affaires
14 jours de retard moyen
959 000 €
perdus par an
Ces montants sont de la trésorerie immobilisée, pas des pertes sèches. S'y ajoute le temps passé : la facturation de fin de mois et les relances occupent couramment deux journées d'un poste administratif, au moment de la clôture, quand ce poste a déjà autre chose à faire.
Trois situations que vous reconnaîtrez
01
La facturation de fin de mois
La clôture du mois, reconstituée à partir de trois systèmes qui ne se parlent pas.
Ce qui se passe aujourd'hui
Deux journées à reprendre les bons de livraison, retrouver les avenants et ressaisir ce qui existe déjà dans trois systèmes qui ne se parlent pas.
Ce que fait l'agent
L'agent rapproche bons de livraison et commandes, prépare les factures et les soumet à validation. Rien ne part sans qu'une personne ait dit oui.
Ce que vous voyez
Une liste à valider le premier jour ouvré du mois, au lieu de deux journées à reconstituer un mois écoulé.
02
La relance qu'on n'ose pas faire
La pièce est livrée depuis six semaines. La facture, elle, attend toujours.
Ce qui se passe aujourd'hui
Le client est un grand donneur d'ordres. Personne n'a envie de le relancer trop fermement, alors la facture glisse de trente à soixante jours, et le risque monte avec elle.
Ce que fait l'agent
La relance part au bon moment, dans un ton constant et courtois, et remonte à une personne dès que le client répond autre chose qu'un accusé de réception.
Ce que vous voyez
Une balance âgée qui se dégonfle, et la courte liste des dossiers qui demandent vraiment un appel de la direction.
03
Le dossier de qualification du donneur d'ordres
Le poste de contrôle produit les documents que le donneur d'ordres réclamera dans six mois.
Ce qui se passe aujourd'hui
Un client exige une mise à jour documentaire complète : certificats, assurances, fiches de sécurité, attestations. Le dossier occupe une semaine, et il revient chaque année.
Ce que fait l'agent
L'agent tient l'inventaire des pièces attendues client par client, alerte avant l'expiration de chacune et prépare le dossier à partir de ce qui existe déjà.
Ce que vous voyez
Aucune commande bloquée parce qu'une attestation avait expiré la semaine précédente.
Ce que ça a donné, chiffres à l'appui
PME industrielle de sous-traitance, 60 salariés, facturation tenue à la main et relances d'impayés oubliées faute de suivi.
Deux jours de facturation par mois, aucune visibilité en temps réel sur la trésorerie.
−80 %
de temps administratif
−45 %
d'impayés à plus de 30 jours
3 sem.
de déploiement
La facturation a basculé la première parce qu'elle était la plus mécanique. Les relances ont suivi, une fois le ton validé sur une dizaine de dossiers réels.
Un agent qui écrit à vos clients engage une relation commerciale que vous avez mis des années à construire. Ce qu'il ne fait pas est écrit dans sa configuration, pas laissé à son jugement.
Aucune facture émise sans validation humaine.
Aucune mise en demeure, aucun recouvrement contentieux, aucune formule comminatoire.
Aucune négociation de délai ni de remise : la demande vous remonte.
Aucune écriture comptable ni rapprochement bancaire validé seul.
Aucune action sur un équipement de production : l'atelier n'est pas son terrain.
Comment ça se met en place
01
Audit
48 heures
On regarde ce que vos tâches répétitives coûtent réellement aujourd'hui, chronomètre en main, et où votre marque apparaît ou pas dans les réponses des moteurs IA. Sans ce relevé de départ, aucun gain ne sera démontrable ensuite.
02
Conception
Semaines 1 et 2
Le chef d'orchestre absorbe votre contexte : documents, ton, procédures, catalogue, historique. Chaque agent est dessiné pour une mission précise de votre métier, pas choisi dans une liste.
03
Déploiement
Semaines 3 et 4
Les agents entrent en service dans vos outils actuels, d'abord sous validation humaine sur la totalité de leurs actions. L'autonomie ne s'ouvre que sur les tâches dont l'erreur reste réversible.
04
Pilotage humain
En continu
Un interlocuteur dédié suit votre orchestre, arbitre, corrige les écarts et vous alerte. Ce n'est pas un ticket dans une file : c'est quelqu'un qui connaît votre maison.
05
Optimisation continue
Chaque mois
Chaque correction enrichit une couche de connaissance qui reste votre propriété. L'orchestre devient plus juste pour vous avec le temps, au lieu de plafonner.
Les questions qu'on nous pose
La relance automatique ne va-t-elle pas braquer nos clients ?
C'est le risque réel, et il se traite par le ton plutôt que par le silence. La relance est calibrée avec vous sur des dossiers existants avant d'être mise en service, et tout ce qui sort du cadre remonte à une personne au lieu d'insister.
L'agent peut-il émettre une facture tout seul ?
Non. Il prépare, il ne signe pas. Une facture erronée partie automatiquement coûte plus cher en explications qu'elle n'aura fait gagner en saisie, donc la validation humaine reste dans la boucle.
Faut-il changer d'ERP ?
Non. L'agent se branche sur ce que vous utilisez déjà pour la gestion commerciale et la messagerie. Un changement d'ERP est un projet de plusieurs mois, sans rapport avec la relance de vos factures.
Que fait-il des exigences documentaires de nos donneurs d'ordres ?
Il les tient à jour et prévient avant expiration. La production des documents techniques reste chez vos qualiticiens ; l'agent gère l'inventaire, les échéances et l'assemblage du dossier.
Nos clients savent-ils qu'ils échangent avec un agent ?
Oui, l'agent l'annonce. L'article 50 du règlement européen sur l'IA l'impose depuis le 2 août 2026, et dans une relation commerciale suivie, le dissimuler se paierait au premier échange un peu tendu.
À partir de quelle taille est-ce rentable ?
La bascule se fait autour de trois millions d'euros de chiffre d'affaires, quand la trésorerie immobilisée par le retard dépasse largement le coût de l'accompagnement. En dessous, le sujet se traite souvent en changeant les conditions de règlement.
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